Ce blog entamé en 2021 remplace le tout premier site que j'ai construit en 2001 et qui sera supprimé prochainement en mai, par l'hébergeur dont je ne mentionnerai pas le nom.
Si certaines données peuvent paraître obsolètes à ce jour, considérons-les comme historiques.

12 mars 2021

La place Ste-Anne


Situé sur la place St-Anne, l'Hôtel de Ville de Comines, inauguré le 27 juillet 1930 selon les plans de l'architecte J. Coomans, offre une jolie façade en briques jaunes ornées de fenêtres habilement maçonnées en arcades. La porte d'entrée est l'oeuvre d'un artiste-ébéniste roumain.


L'église de Comines, dédiée à Saint-Chrysole, suivant les plans initiaux de l' architecte M. J. Coomans d'Ypres, construite en briques jaunes du littoral et en pierres de Tournai, rappelle le style gothique du 13e siècle. Elle conserve dans un reliquaire du 19e, le crâne de St-Chrysole.
Les vitraux actuels sont l'oeuvre de M. Roger Coppe, artiste-verrier local.


Ci-contre, les vitraux du maître verrier Coppe à la chapelle des Cinq Chemins,de conception moderne et de construction récente (1960).


Bas-Warneton aurait-il une histoire ?


Ce paisible village a vu, au début du 12e siècle, dit-on, son église fondée par un enfant du lieu : St-Jean de Warneton, évêque de Thérouanne, qui en fit un prieuré de l'abbaye bénédictine de St-Bertin à St-Omer. 


L'église St-Martin de Bas-Warneton a été inaugurée le 17 juillet 1927.
Le prieuré du 12e siècle où elle fut jadis érigée a fait l'objet de fouilles par le Société d'Histoire de Comines-Warneton.

Aujourd'hui, cette ancienne commune, est traversée par une chaussée reliant Comines à Warneton, autour de laquelle vivent quelques 1000 habitants. Trois lotissements rassemblent de nombreuses habitations : Lysco, le Clos des Peupliers et le Verdyck.

11 mars 2021

Les curiosités à Warneton


Au sortir de Warneton, sur le route d'Ypres, une grotte discrète mais joliment fleurie imite celle de Massabiele, à Lourdes. Une dévotion encore bien vivace lui est réservée par des âmes de la paroisse St-Pierre et Paul.


En amont du pont-frontière enjambant la Lys, entre Warneton (B) et Warneton-France, le "Rivage" et le quai Verboeckhoven (du nom de l'artiste peintre) offrent un décor quelque peu oublié : celui de péniches à quai, en attendant de repartir sur les flots tranquilles de la "rivière d'or"


Sur la grand'place de Warneton, toute en verdure, deux canons d'époque rappellent encore les deux Guerres, l'une en 1914-1918, l'autre en 1940-1945 venues toutes deux par l'est, d'une Allemagne qui, aujourd'hui, fait partie de l'Union Européenne.


"Au téléphone"... C'est l'enseigne d'un sympathique estaminet qui s'appelait aussi "Café de l'Hôtel de Ville". Le tenancier y expose là sa remarquable collection d'appareils téléphoniques qui n'étaient point dotés de touches et d'antenne. Avec le cornet, l'écouteur, le support, la manivelle, la sonnette, on était loin de la T.S.F. (téléphonie sans fils) ou du GSM.








Un attrait touristique non-négligeable de la ville de Comines-Warneton est le circuit du C.A.M.S.O. situé en pleine campagne, presque en bordure de la Lys, le long du chemin Lutin, indiquée par le mot "speedway". Il s'agit d'une piste asphaltée ovale de 400 m; réservée aux courses d'automobiles classées en différentes catégories : les hot-rots, les stock-cars, les bangers...
A raison d'une dizaine de rendez-vous par an, ces manifestations de sport mécanique très spectaculaire, procurent chaque fois aux milliers d'amoureux de la vitesse, de crissements de pneus, de tête-à-queue de réelles bonnes émotions...


LaSociété d'Histoire et le Centre de Documentation




Depuis 1971, la Société d'Histoire de Comines-Warneton et la Région publie annuellement ses "Mémoires" : une succession d' études fouillées aussi variées qu'intéressantes tant au point de vue archéologique, historique, religieux, social, politique, linguistique... qu'actuel. Son but ? e
- enrichir la mémoire collective pour l'offrir à tous !
- conserver plus de 100 000 volumes
- elaborer des instruments de recherches : tri, classement, répertoires
- mettre en valeur le patrimoine la richesse culturelle historique





De plus, depuis 1980, le Centre de Documentation, situé aux rez-de-chaussée de l'Hotel de Ville de Warneton, est ouvert au public et donne la possibilité aux membres de consulter sur place tous les ouvrages conservés .
Signalons encore une salle de lecture et de recherche installée à l'attention des historiens et généalogistes trouveront là, une source inépuisable d'informations ainsi que l'ensemble des régistres paroissiaux et d'état civil de la région.






Au musée d'Histoire, une cinquantaine de diapositives transparentes présentent un aperçu cartographique et iconographique de la région. Des vitrines renferment de nombreuses trouvailles exhumées datant de la préhistoire, de l'époque gallo-romaine et médiévale..













Le Musée détient encore quelques oeuvres des peintres Eugène Verboeckhoven ainsi que Charles De Groux.

La tradition des Mountches


An 1138 : l'abbaye qui se languit au confluent de la Lys et de la Douve, sur la bonne terre de Warneton, se soumet à l'autorité de St-Nicolas d'Arrouaise. Désormais, à l'occasion de la fête de leur sain patron, le 6 décembre, ses moines parcourront, à dos d'âne ou de mulet, les venelles et les chemins de la bourgade, distribuant à leurs ouailles : pains, gâteaux et friandises.
Aujourd'hui encore, chaque année, le samedi le plus proche du 6 décembre, les petits mountches habillés de blanc danseront autour de leur grand frère Jehan, afin que la tradition soit respectée.

Ce jour-là, la cathédrale de la Lys perdra un peu la tête en voyant les braves gens qui vivent à l'ombre de son clochet, s'habiller de la cape et du capuchon des moins de l'antique abbaye. Ceux qu'on appelait jadis "les moines blancs".


Cette fête folklorique unique en son genre par son déroulement nocturne s'anime d'un cortège à la fois pittoresque, à la fois endiablé, et illuminé de feux de bengale, tandis que des centaines de Mounthes dansent de folles farandoles sur le son entrainement de l' "canchon des Mountches" qu'interpête l'Harmonie Royale de Warneton.
Des chars, le jet de 5000 oranges par un St-Nicolas cavalier, et en apothéose, le feux de joie suivi du jet des "Mountches" (poupées de plâtre) du haut du balcon font de cette fête la plus familiale du folklore comino-warnetonnois.