Ce blog entamé en 2021 remplace le tout premier site que j'ai construit en 2001 et qui sera supprimé prochainement en mai, par l'hébergeur dont je ne mentionnerai pas le nom.
Si certaines données peuvent paraître obsolètes à ce jour, considérons-les comme historiques.
Affichage des articles dont le libellé est COMINES. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est COMINES. Afficher tous les articles
16 mars 2021
Les Compagnons de St-Henri
A l'Institut St-Henri de Comines, la tradition fait qu' en alternance, professeurs et étudiants en Terminale montent un spectacle théâtral de qualité.
Ainsi, depuis un demi de siècle, le public friand de théâtre peut régulièrement assister à de brillantes représentations durant lesquelles les comédiens jouent des pièces classiques adaptées, des comédies de renom ou encore de pures créations.
Tout commença en 1941, avec DON QUICHOTTE...
et la liste est longue.
Auront-on oublié SIGEFROID DE COMINES, en 1957 ?
Ou LA FARCE DU PENDU DEPENDU, ou encore TOPAZE ?
Ci-dessus, l'ultime présentation des acteurs avant que le rideau ne tombe sur "B.& B". (2002) mise en scène par M. Jean Milleville
13 mars 2021
Le Foyer Culturel
La Maison de la Jeunesse et de la Culture, construite en 1975 selon les plans de l'Ir Cnockaert et inaugurée en 1977 étonne par son volume de béton armé, l'ampleur de ses salles et la multitude des ses marches et escaliers. La verticalité de ses nombreuses colonnes en façade évoque le rideau de peupliers qui se dressait autrefois à la place de cet imposant bâtiment. L'aile gauche (ou nord) abrite la piscine communale; tandis que l'aile droite sert le Foyer Culturel et le Centre de Lecture publique. Il s'agit donc là, d'un important lieu de rendez-vous des Comines, que ce soit pour le théâtre, la lecture, la musique, les expositions, le sport.
Faisant face à la plaine de sport, adossée à la piscine, un monumental bas-relief en béton dû au talent de Roger Coppe. Il représente
à gauche : le sport sous diverses disciplines
au centre : la famille
à droite : la culture de l'esprit
trois valeurs que le Foyer Culturel veut promouvoir en permanence.
La Tournuit des grands ducs
La Tournuit des Grands Ducs, lancée en 1993, se présente assurément comme le "must" de la vie musicale et festive de la Ville de Comines-Warneton. Elle se déroule chaque année, un samedi soir, à partir de 20 heures, en avril.
Le principe est simple : dans différents cafés et salles de la ville, du Bizet à Houthem, une quinzaine de groupes jouent chacun à quatre reprises, un concert d'une trentaine minutes. Chacun peut aller à sa guise et selon ses goûts écouter l'une ou l'autre formations qui distillent une musique tantôt populaire : ce sera du folk, du créole, du jazz, du rythme africain, du "Brassens", du tsigane ou encore du bolivien... Les styles et les genres présentés chaque année sont à même de satisfaire tous les amoureux de la belle et bonne musique en direct, tout près des orchestres !
L'accès pour les concerts et les bus qui transportent les "Grands Ducs" d'un village à l'autre s'offre aux porteurs du "badge" indispensable vendu au prix de 10 ou 13 €.
Pourquoi parle-t-on français ? Pourquoi le patois est-il picard ?
Les documents d'archives montrent que ce coin de la vallée de la Lys était de langue français jusqu'au 14e siècle.
Mais en 1383, l'opulente ville d'Ypres est assiégée, les faubourgs qui abritent un nombre considérable d'artisans textiles sont détruits. Foyer de sédition et de révolte, ils ne peuvent être reconstruits, car telle est la volonté du comte de Flandre. Les artisans émigrent par milliers et sont tout naturellement attirés par d'autres centres textiles comme Comines et Warneton. Leur nombre est tel qu'ils parviennent à submerger la population locale. Ils accèdent bien vite aux leviers de commande et leur langue, le flamand, s'impose bientôt. La minorité francophone cependant ne cesse d'exister et de s'accroître progressivement, au point de redevenir majorité à Comines au 17e siècle, à Warneton au 18e siècle.
Mais en 1383, l'opulente ville d'Ypres est assiégée, les faubourgs qui abritent un nombre considérable d'artisans textiles sont détruits. Foyer de sédition et de révolte, ils ne peuvent être reconstruits, car telle est la volonté du comte de Flandre. Les artisans émigrent par milliers et sont tout naturellement attirés par d'autres centres textiles comme Comines et Warneton. Leur nombre est tel qu'ils parviennent à submerger la population locale. Ils accèdent bien vite aux leviers de commande et leur langue, le flamand, s'impose bientôt. La minorité francophone cependant ne cesse d'exister et de s'accroître progressivement, au point de redevenir majorité à Comines au 17e siècle, à Warneton au 18e siècle.
Mais, au milieu du 19e siècle, le Nord de la France s'industrialise, tandis que la Flandre connaît une crise économique et la misère. Un inévitable appel de main d'œuvre naît. Sans vouloir quitter leur pays, des milliers de travailleurs abandonnent leurs villages de Flandre pour venir se fixer dans les localités frontalières, à portée des usines françaises. En quelques dizaines d'années, la population de Comines double et lors du recensement de 1910, les habitants de langue flamande sont plus nombreux que les francophones.
Survient la guerre 1914 et ses ravages. La région n'est plus que ruines en 1918. Seuls reviennent les Cominois et les Warnetonnois de souche francophones, car il fallait aimer son terroir pour y être viscéralement attaché pour affronter le néant et l'épopée de la reconstruction. Et depuis lors, la région est revenue à ses origines francophones.
Voilà comment l'histoire économique d'une région a failli, à deux reprises, changer la langue des habitants. Deux vagues d'immigration, à cinq siècles de distance, ont eu des conséquences identiques. Sans les guerres du 16e siècle et celle de 1914, la région n'aurait jamais pu conserver la langue de ses origines, ce savoureux picard "Chtimi" si original.
Survient la guerre 1914 et ses ravages. La région n'est plus que ruines en 1918. Seuls reviennent les Cominois et les Warnetonnois de souche francophones, car il fallait aimer son terroir pour y être viscéralement attaché pour affronter le néant et l'épopée de la reconstruction. Et depuis lors, la région est revenue à ses origines francophones.
Voilà comment l'histoire économique d'une région a failli, à deux reprises, changer la langue des habitants. Deux vagues d'immigration, à cinq siècles de distance, ont eu des conséquences identiques. Sans les guerres du 16e siècle et celle de 1914, la région n'aurait jamais pu conserver la langue de ses origines, ce savoureux picard "Chtimi" si original.
Le musée vivant de la Rubanerie
Depuis 1975, des deux côtés de la frontière franco-belge cominoise, nombreuses furent les usines à tisser le rubans à fermer leurs portes. Dans un premier temps, les métiers furent entreposés, sans beaucoup d'attention "en attendant"... dans des hangars délabrés.
Finalement, une vieille salle de danse en inactivité, qui fut construite après 1918 sur les ruines d'une ancienne rubannerie, put abriter à partir de 1983 les vieux métiers récupérés ça et là... principalement par feu M. Simon VANHEE, ancien rubanier dans l'âme. Tout au long de sa vie, il voulu sauvegarder ces exceptionnelles machines de bois, vouées à la casse : des métiers à navettes, en bois, perfectionnés par des générations d'inventeurs et de chercheurs méconnus.
Le musée du Ruban, unique en Belgique rassemble plus de 20 métiers, tous en état de marche. On peut les voir fonctionner au cours de visites guidées du 1er mai au 1er novembre, les samedi à 15 heures et les dimanches à 10 h 30.
Le "marmouset" : sobriquet attribué au petit garçon, manoeuvre du rubanier.
Le rail à Komen - Comines
C'est à la gare de Comines-Komen que l'on ressent le plus le statut spécial (bien inutile) et bilingue que des gouvernants belges ont imposé à l'entité francophone belge de la Vallée de la Lys.
Rien d''étonnant d'ailleurs, car à bien observer la carte des Chemins de Fer Belges, Comines avec sa petite gare pourtant bien aménagée, est la seule station francophone sur une ligne qui va de Poperinge à St-Niklaas, en passant par Menen, Kortrijk, Zottegem, Denderleeuw, les 3 gares du Midi, Central et Nord...pour continer sa voie vers Zele, Lokeren, Belsele...
Qu'importe cet itinéraire, pourvu que l'on y voyage en toute sécurité et selon l'horaire annoncé.
La natation à Comines
Dans la même batisse de béton armé que la Maison de la Jeunesse et la Culture, l'aile septentrionale abrite depuis 1976 la piscine communale de Comines.
Au fil des ans, cette installation toute dédiée aux amoureux de l'eau et aux mordus de la natation a subi des transformations et des améliorations qui lui vaut aujourd'hui son succès.
Des sautoirs, des tremplins, un tobogan aquatique, une boule à vagues et, dernièrement un "solarium" orienté plein sud, permettent à tous les nageurs d'y trouver un immense plaisir.
Différentes manifestations sont mises annuellement sur pied.
Chaque année, en novembre, Aqua-Lys y organise une manifestation grandiose : "Les 24 heures de Natation".
Au fil des ans, cette installation toute dédiée aux amoureux de l'eau et aux mordus de la natation a subi des transformations et des améliorations qui lui vaut aujourd'hui son succès.
Des sautoirs, des tremplins, un tobogan aquatique, une boule à vagues et, dernièrement un "solarium" orienté plein sud, permettent à tous les nageurs d'y trouver un immense plaisir.
Différentes manifestations sont mises annuellement sur pied.
Chaque année, en novembre, Aqua-Lys y organise une manifestation grandiose : "Les 24 heures de Natation".
Le folklore à Comines
En 1456, la population cominoise, épuisée et ruinée par les guerres successives songèrent, pour sortir de leur détresse, à l'établissement d'une foire qui favoriserait une reprise des affaires. La "Franche-Foire" était née mais ne connut malheureusement le succès escompté. Cette Foire persista cependant grâce à son association aux réjouissances chères aux Cominois et en particulier à celle du très curieux jet des Louches. Comines est resté pour les folkloristes, la Cité des Louches.
Ce nom lui vient d'une tradition fort ancienne dont l'explication se trouve dans une légende attachante :
"Un seigneur de Comines aurait été jadis emprisonné par un usurpateur qui voulait jouir de ses biens. Mais un jour, de la tour où il se trouvait emprisonné, notre seigneur cominois aperçut un couvreur occupé à de réparations au château. Il réussit à se faire reconnaître par lui en lui lançant une louche en bois."
La fête grandiose des Louches, aujourd'hui, (2e dimanche d'octobre) rapellerait cet événement et la délivrance qui s'en suivit.
Un cortège historique, haut en couleur et retraçant des époques historiques traverse les rues des deux Comines belge et français, avant que, du haut des balcons de l'Hôtel de Ville de Comines-France, l'on ne jette des centaines de louches en bois vers une foule compacte, avide d'attraper ce symbole typiquement cominois.
12 mars 2021
La place Ste-Anne
Situé sur la place St-Anne, l'Hôtel de Ville de Comines, inauguré le 27 juillet 1930 selon les plans de l'architecte J. Coomans, offre une jolie façade en briques jaunes ornées de fenêtres habilement maçonnées en arcades. La porte d'entrée est l'oeuvre d'un artiste-ébéniste roumain.
L'église de Comines, dédiée à Saint-Chrysole, suivant les plans initiaux de l' architecte M. J. Coomans d'Ypres, construite en briques jaunes du littoral et en pierres de Tournai, rappelle le style gothique du 13e siècle. Elle conserve dans un reliquaire du 19e, le crâne de St-Chrysole.
Les vitraux actuels sont l'oeuvre de M. Roger Coppe, artiste-verrier local.
Ci-contre, les vitraux du maître verrier Coppe à la chapelle des Cinq Chemins,de conception moderne et de construction récente (1960).
08 mars 2021
Un peu d'histoire sur Comines
Le noyau primitif se trouvait, sans doute dès l'époque romaine, sur la rive droite de la Lys (aujourd'hui : Comines France)
C'est là qu'au Moyen Age se trouvaient le beffroi, symbole des libertés communales, l'église et le château.
Mais l'activité artisanale et industrielle déborda très vite sur la rive (côté belge) : le seigneur y érigea ses moulins dès le XIIIe siècle, les brasseries y cotoyaient les tanneries.
L'industrie textile a fait la gloire et la richesse de Comines : dès le XIVe siècle, ses toiles sont exportées partout en Europe. Mais quand cette industrie déclina, aux 16e et 17e siècles, le relais est pris par le ruban, produit surtout à partir du 1719.
La Révolution Française coupera les derniers liens administratifs entre les deux rives.
En 1914, Comines sera la capitale mondiale du ruban utilitaire.
Inscription à :
Articles (Atom)

















